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Euplecte franciscain 12/05/2009

Jeune au sevrage( euplecte franciscanus),

Ce sont des oiseaux qui se débrouillent très vite tous seuls, " ils n'ont peur de rien ".
pour ceux qui veulent faire des échanges de cette espèce avec idem, je suis partant.

Tags : plocéidés

Euplecte orix 12/05/2009

mâle ( euplectes orix ),

Sur la photo " qui n'est pas très bonne " on peut voir le dessus de la tête qui n'est pas noir par rapport au franciscanus, le fond de l'oiseau jaune ou orange n'a rien à voir cela dépend des paramètres de nourriture (teinte),

Voiçi un de mes articles;

ORDRE : Passériformes
FAMILLE : Plocéidés
GENRE : Euplectes

Nom scientifique : Euplectes orix
Nom vernaculaire : Euplecte ignicolore
Synonyme : Ignicolore
Nom anglais : Red bishop
Nom allemand : Oryxweber
Nom néerlandais : Grenadierwever

Taille : 12 à 13 cm

Sous-espèces : Il existe deux sous- espèces moins connues que la forme nominale :

Euplectes o. pusilla du sud-est de l'Ethiopie à l'est de la Somalie, ressemble beaucoup à Euplectes franciscana (Euplecte franciscain) mais sa queue n'est pas recouverte par les plumes du croupion et son plumage est plutôt orangé.

Euplectes o. nigrifrons, de l'est du Zaïre à la Tanzanie, Malawi et nord du Mozambique, ressemble à E. o. orix (espèce nominale) mais son dos est fauve strié de noir.

Dans son milieu :
L'Ignicolore est une espèce très sociable qui forme parfois des bandes très importantes. Il fréquente les régions herbeuses, les savanes humides, les plans d'eau et les cultures.
A la saison de reproduction, on peut voir les mâles voleter comme des papillons et délimiter leurs territoires, plumes ébouriffées et perchés à l'extrémité des tiges de roseaux car ils nichent en colonies, bien souvent dans les roselières, au bord des points d'eau. Chaque mâle choisit deux ou trois femelles et les nids, ovales et très lâches, sont construits avec de longs morceaux de feuilles de roseaux déchirées et des herbes séchées. Ils sont tellement peu serrés qu'on peut, parfois, voir les œufs au travers. Le nid est tapissé de duvet végétal par la femelle qui y dépose de 2 à 5 œufs bleu-vert pâle. Il n'est pas rare que deux femelles pondent dans le même nid. Les œufs sont couvés pendant 12 à 13 jours par la femelle seule. C'est aussi toute seule qu'elle nourrit les petits qui prennent leur envol environ deux semaines après l'éclosion. Ils sont encore nourris au sol pendant une quinzaine de jours.

Le genre Euplectes regroupe dix-sept espèces de la famille des Plocéidés, dont neuf qui ressemblent à notre Ignicolore, avec des dessins et des couleurs différents et huit espèces qui, d'après leur apparence, ressemblent à des Veuves : telles la Veuve à dos d'or ou à épaule rousse ou à ailes blanches ou encore la Veuve en feu, la Veuve géante ou la Veuve de Jackson. Mais ces huit dernières n'ont rien à voir avec les Veuves vraies qui sont du genre Vidua et qui, elles, parasitent les nids des Estrildidés qui partagent le même territoire.
L'Ignicolore peut être confondu par des néophytes avec d'autres Euplectes comme l'Euplecte monseigneur, oiseau plus gros avec un masque qui ne monte pas sur la tête et qui n'a pas de sus caudales recouvrant les rectrices ou l'Euplecte franciscain qui est identique à l'Ignicolore mais avec des teintes orangées et que l'on trouve souvent mélangé en oiselleries avec des Ignicolores. Il y a encore beaucoup d'autres Euplectes qui ressemblent à notre Ignicolore. Ils sont originaires du continent africain et vivent dans les grandes herbes et les buissons.

L'aire de répartition de l'Ignicolore va du Sénégal au Tchad et de la Sierra Leone au Cameroun.

Ce sont des oiseaux polygames, il faut en général un mâle pour trois femelles.

Expérience d'élevage :
En juin 2002, un particulier vient me rendre visite pour me proposer deux couples d'Ignicolores qu'il souhaitait céder. Je n'étais pas du tout enthousiasmé pour les prendre. D'ailleurs, à cette époque, je pensais que ces oiseaux étaient fragiles, mais je me laissais tenter quand même. Ces oiseaux étaient en train de reprendre leur plumage de reproduction. J'ai mis les deux couples en volière intérieure de 1 x 1 x 2m, mais je recédais rapidement l'un des deux, ne voulant pas me laisser envahir par ces oiseaux.
Vient l'automne. En septembre, la femelle commence à tisser un nid avec de la fibre de coco, sur l'extrémité d'une branche de thuya. Je n'ai jamais vu le mâle procéder ou seulement aider au tissage du nid. Je pensais à une ébauche de nid, étant donné le peu de matériaux utilisés. C'est une boule dont on peut très bien voir l'intérieur, contrairement à celui du Diamant psittaculaire, l'expression « c'est de l'eau et du vin » est la meilleure des comparaisons.
Une quinzaine de jours plus tard, la femelle commençait sa ponte qui fut de trois œufs, norme moyenne observée par les ornithologues. D'ailleurs, à chaque fois, elle ne pond que trois œufs qui sont d'un bleu verdâtre. Certaine littérature les décrit avec quelques points noirs sur le bout le plus rond.
Petite remarque sur le nombre d'œufs pondus : chez les oiseaux exotiques, leur nombre est moins important que chez nos espèces d'oiseaux indigènes. Différentes recherches ont prouvé que cela vient de la forte prédation dans les pays dits exotiques, ce qui n'existe pas chez nous. Les oiseaux exotiques pondent moins d'œufs, de telle façon qu'en cas de destruction de la couvée, les femelles ont la possibilité de refaire une ou plusieurs pontes, alors que les oiseaux de nos contrées ne font qu'une ou deux couvées, mais avec des pontes plus importantes.
La première année d'élevage a été vouée à l'échec. Il y a eu deux pontes, un seul œuf a éclos mais le petit a été éjecté vers le dixième jour. Je ne sais pas si cela vient du mâle ou de la femelle ou de toute autre raison, mais je soupçonne quand même que cela pourrait être dû aux ardeurs du mâle, toujours excité et qui ne faisait que cocher la femelle qui devait finalement abandonner sa couvée ou son petit pour entreprendre une autre ponte ou qui était exténuée par autant d'ardeur.
Pour la saison 2003, je décidais d'élever les nouveaux nés à la main. Ils ont très bien vécu jusqu'à six jours mais, le septième jour, les deux poussins étaient morts. Pourtant, j'avais le coup de main pour nourrir ces deux oisillons qui ne demandaient que cela, ouvraient grand leur bec et tout se passait à merveille lors du nourrissage. Je finis par laisser faire la femelle. Elle refit une ponte et il y eut un jeune non éjecté.
Pour l'élevage des jeunes, je donne à la femelle environ trente pinkies et trente vers de farine blancs par jour. Au début, elle les ingurgite et les régurgite au nid, ainsi que différents millets ronds. Au bout de trois ou quatre jours, elle les donne entiers. Elle coupe les vers en trois à la vitesse « V ». Ce sont des oiseaux très nerveux qui ne prennent jamais le temps de s'arrêter. Après le sixième jour, les vers sont donnés entiers et je commence à distribuer des vers non mués. A ce moment-là, je regarde si je peux procéder au baguage. A cette époque, je baguais en 2,5 mm mais, avec l'expérience, je me suis aperçu qu'un mâle âgé ne pouvait pas supporter un si petit diamètre, donc je bague maintenant en 2,7 ou même en 2,9 mm.
Ensuite, les jeunes sortent très tôt du nid, ils ont environ 13 jours. La queue n'est pas encore poussée, mais ils savent grimper à merveille. D'ailleurs, à cet âge on peut déjà savoir le sexe des jeunes : les petits sont des femelles et les gros sont des mâles. Au bout de trente jours, ils commencent à chanter « comme un bourdon pris dans une toile d'araignée ». La femelle les nourrit très longtemps d'une façon pas très habile : elle tient le ver au bout du bec, mais il est toujours tenu en arrière de la tête, donc ne peut être mangé par le petit et elle recommence, puis repars voir un autre jeune, etc. ...J'ai quand même vu le mâle nourrir une nichée.
Maintenant, je mets à la disposition de la femelle un gros nid en osier en forme de boule, ce qui rend le baguage plus facile. Une chose qui est bien chez cet oiseau, c'est que la femelle enlève tous les sacs fécaux, tout comme les insectivores, ainsi le nid reste toujours propre. Cette femelle reprend chaque fois le même nid, j'obtiens environ quatre à six jeunes, ce qui me suffit largement.
J'ai eu une de ces jeunes femelles qui est devenue jaune. Je l'avais mise dans une cage sombre avec des Diamants de Gould, afin de les faire muer plus vite, mais à la mue suivante, elle était devenue normale ! ... Cette année, j'ai eu le même scénario, mais l'oiseau jaune a pris les couleurs d'un mâle. Cet oiseau a quatre mois et je suis persuadé qu'il s'agit d'une femelle. L'avenir me le dira ! ...
Les mâles prennent leurs couleurs nuptiales à deux ou trois ans. Comme je n'ai gardé que des femelles, je n'en suis pas certain, mais les différentes littératures indiquent cet âge.
Je leur donne de la pâtée colorante quand ils commencent leur mue pour revêtir leur parure nuptiale. Cela va d'ailleurs très vite. J'ai même un mâle qui ne fait pas de mue inter nuptiale ou qui ne fait qu'une mue très rapide selon les années. S'il se met en plumage d'éclipse, c'est seulement pendant une quinzaine de jours. A mon avis, pour la simple raison qu'il y a un trio d'Ignicolores dans la volière contiguë et qu'il veut rester le mâle dominant. Si les mâles se mettent en couleur vers l'âge de deux ou trois ans, c'est qu'il y a une raison et la conséquence de cet état de choses est que ce sont des oiseaux qui ont une grande longévité : un éleveur australien en a gardé jusqu'à 20 ans. Quant aux vieilles femelles, elles prennent des couleurs de mâles.
Ce sont des oiseaux très rustiques qui ne sont pas difficiles en ce qui concerne la nourriture sauf en période de nourrissage des oisillons. Leur préférence va aux millets ronds de grosse taille. Ils les mangent presque sans les éplucher, à la manière des Colombidés. Les mélanges du commerce constitués de différentes petites millades sont à proscrire. Si vous ne trouvez pas de gros millets en mélange, vous pouvez toujours vous rabattre sur le mélange pour petites perruches. En règle générale, gruau, alpiste et autres ne sont pas consommés par tous les oiseaux. Par contre, les différents millets sont très appréciés. La pâtée d'élevage est bien acceptée, mais il ne faut en distribuer que pour la préparation à la ponte et lors de l'élevage des jeunes. En dehors, éviter d'en donner car certains oiseaux engraissent trop. Même conseil en ce qui concerne les insectes, n'en donner que pour la ponte et l'élevage où, là, ils sont indispensables : pas de protéines animales, pas de jeunes Ignicolores ! ... Solution polyvitaminée ajoutée à l'eau de boisson ou à la pâtée, minéraux, oligo-éléments leur feront le plus grand bien. Par contre, il ne faut pas leur donner trop de produits pour la préparation à la saison d'élevage. Ces oiseaux sont déjà hypernerveux et ces produits auraient un effet néfaste sur la reproduction. L'Ignicolore aime aussi se baigner, surtout les femelles en cours d'élevage, mais aussi les immatures. Par contre, les mâles dominants sont peu enclins à la baignade.
Ces oiseaux étant polygames, vous pouvez installer dans une volière plantée, un mâle avec trois femelles, ce qui permettra au mâle de partager ses ardeurs entre ses trois partenaires. Si votre volière est assez grande, vous pouvez y introduire, sans risque, d'autres oiseaux exotiques à peu près de la même taille que les Ignicolores.
Pour les éleveurs qui voudraient se procurer ces oiseaux, voici quelques repères pour différencier un mâle en plumage d'éclipse ou un jeune, d'une femelle. Les mâles sont déjà beaucoup plus gros, la tête est plate et le sourcil plus jaune. Si vous voyez des traces de noir sur le bec, quelques plumes marquées de rouge et de noir sur le corps, ce sont des mâles. Les femelles sont plus petites, plus rondes et plus trapues et elles peuvent avoir une ou deux plumes noires au centre de la poitrine. Lors d'un achat, il vaut mieux prendre des oiseaux qui ressemblent à une femelle, un gros et trois petits, par exemple, en se basant sur les critères indiqués ci-dessus. Il y aura moins de surprises qu'en ne prenant que des couples. Certains oiseaux ne sont pas aptes à la reproduction dans nos volières, je n'en connais pas encore la raison. Essayez de les changer de volière et, surtout, ne soyez pas trop pressés, laissez-leur le temps de s'adapter. Il faut parfois attendre deux ou trois ans afin que les oiseaux soient bien mâtures et en bonne condition pour entamer une bonne saison de reproduction.
Ce sont de bons oiseaux de concours, mais rarement présents dans nos expositions, pourtant de nombreux éleveurs en ont réussi l'élevage. Comme les Ignicolores sont des oiseaux très nerveux, il faut les habituer à la cage de concours. Je leur fais faire quelques petites expositions pour les habituer aux déplacements, au passage devant le juge, à la visite du public et après ils se tiennent bien et peuvent participer aux grands concours.

Tags : articles

Capucin donacole 12/05/2009

Couple, mâle au premier plan (lonchura castaneothorax),

 Des oiseaux que j'ai depuis peu donc je ne pourrai rien dire, sauf un sexage facile,
et un de mes préférés en lonchura.

Tags : estrildidés

Padda de java 13/05/2009

Couples argentés (padda oryzivora),

Je les élève en communauté comme je ne fais pas de grosse sélection, cet oiseau est le plus
rustique que je connaisse, je n'ai jamais eu de mortalité avec des sujets adultes, les graines
les mieux adaptées pour ces oiseaux sont celles pour petites perruches.

Tags : estrildidés

Padda de java 13/05/2009

Jeunes et couples argentés (padda oryzivora),

il peut y avoir des nichées complètes d'oeufs clairs comme tous fécondés, le plus
a été de 12 jeunes dans le même nid !

Tags : estrildidés

Diamant à queue rousse 13/05/2009


Mâle pastel (noechmia ruficauda clarescens),

des oiseaux bien facile sur tous les points.
Je pense que l'on peut les prendre comme parents nourriciers pour des petits africains, là où
 le moineau du japon échoue souvent,
en plus le ruficauda nourrit très bien avec des insectes.
Certaine souche n'élève pas ! peut-être l'influence des parents nourriciers ?

Tags : estrildidés

Diamant à queue rousse 13/05/2009


femelle pastel (neochmia ruficauda ruficauda),

une différence de masque avec la sous-espèce,
 qui est beaucoup plus réduit pour la nominale.

Tags : estrildidés

Emblème peint 14/05/2009

Mâle (emblema pictum),

un oiseau des plus dur à élever ! Je ne pense pas qu'elle soit pour les débutants,
même si certaines souches élèvent très bien.

Tags : estrildidés

Emblème peint 14/05/2009

Femelle (emblema pictum),

les femelles ont besoin d'une forte dose de calcium en période de ponte.

Tags : estrildidés