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Calao de decken, expériences d'élevage. 08/01/2010

trois jeune et le mâle ( tockus deckenii ),

- Suite -

Le 3 septembre , affaibli par une tique qui s'est installée juste au-dessus de l'½il , le mâle ne vient plus alimenter la femelle et le petit . Je décide donc de le rattraper afin d'enlever le parasite et le traite avec un antibiotique par voie orale (amoxicilline) .
L'oiseau restant sous le choc , de la tique et de la capture , je le remplace les 5 jours suivants : positionné discrètement derrière le nichoir , je propose plusieurs fois par jour divers insectes et bouts de viande qui me sont arrachés des doigts en une fraction de seconde par la femelle . A partir du 9 septembre , je cesse de jouer le rôle du « papa calao » car le mâle , requinqué , remplit de nouveau sa mission ...
Le 19 septembre , après 55 jours de claustration , la femelle sort du nichoir . Ce jour-là , elle sera la seule à alimenter le petit .
Ce jour-là , elle sera la seule à alimenter le petit . A compter du 20 , le nourrissage se fera en alternance par le mâle et la femelle . Le 21 , j'observe pour la première fois le mâle offrant un fruit (kiwi d'été) au petit .
Durant les 4 jours qui suivirent la sortie de la femelle , le jeune calao s'appliquera à murer de nouveau l'entrée , laissant comme auparavant un étroit orifice vertical .
Le 22 octobre , après avoir élargi l'entrée , le petit sort enfin et découvre le monde extérieur après 57 jours d'enfermement . Plus tard , lors du nettoyage du nichoir , je constatai qu'il y avait eu un deuxième ½uf et que la femelle avait bien fait une mue complète au cours de son enfermement . De plus , je pus apprécier la solidité de l'opercule qui avait durci comme du ciment au contact de l'air .


Certes peu colorés , les calaos sont cependant des oiseaux qui mériteraient une place plus importante dans nos élevages . La variété dans leur comportement , leur familiarité et leur mode de reproduction particulièrement original en font des oiseaux attachants .

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Corbeau pie, expériences d'élevage. 15/10/2011

Corbeau pie, expériences d'élevage.

Couple (Corvus albus),

- Texte et photo de notre ami Gaby -

Compte rendu d'élevage des corbeaux pie

Les avantages: Les corbeaux sont des oiseaux extrêmement intelligents et
donc leur élevage est un vrai régal. Il suffit de les écouter, car ils sont très
demandeur et le font savoir s'il y a le moindre problème, comme je le dis,
il suffit d'être à leur écoute.

Les inconvénients: ce sont des omnivores, et en période d'élevage ce sont
même des charognards, donc volière éloignée de la maison, charognard
égal odeurs qui vont avec.
Ils ne sont pas trop bruyants, comme nos corbeaux, mais ce n'est pas
le chant d'un canari.
Par contre prudence en entrant dans leur volière en période de reproduction,
leur bec est extrêmement puissant. La volière est leur territoire, je peux être
au ras du grillage il n'y a pas de soucis, mais dès que je rentre, je pénètre
sur leur territoire et ils le défendent.


Corbeau pie, expériences d'élevage.
Jeunes à l'éclosion (Corvus albus),

Pour le nid, il est préférable d'avoir une plate forme avec une vision à 390°,
le corbeau est très méfiant est n'aime pas se faire surprendre, d'ailleurs
à chacune de mes visites la femelle sort du nid, afin de ne pas la surprendre
je la préviens afin qu'elle ait le temps de sortir doucement sans faire de dégât,
ce sont des oiseaux relativement lourds.
La femelle se met à couver avant la fin de la ponte, les petits naissent
donc à des dates différentes, les plus petits ne survivent pas, la différence
de taille devient vite importante, n'oublions pas que ce sont des africains
et donc qu'ils aiment la chaleur, alors que les plus grands commencent à mettre
des plumes, les plus petits sont encore nus et si la femelle ne les réchauffe pas,
lors d'une nuit fraîche les plus petits mouront. S'ils acceptent relativement
bien la visite du soigneur, ils ont horreur des inconnus, ils s'agitent autour du nid
et l'on prend de grands risques. Le nid est fait de branchage (branches noires,
pyracantha ou prunelliers de préférence) de la fibre de coco, de la charpie mélangée
comme pour les indigènes et je finis avec des plumes blanches de préférence,
temps d'incubation entre 18 et 20 jours (comptez 20 jours à partir du première ½uf)
Nombre d'½ufs : de 6 à 7.


Corbeau pie, expériences d'élevage.
Jeune (Corvus albus),

La nourriture: En dehors de la reproduction, des croquettes pour chats,
des ½ufs frais, quelques boulettes pour chiens.
En période de reproduction, la même chose, mais je donne plus d'½ufs
(deux par jour) des cadavres (deux poussins par jour) plus les restes de table
tel que les pâtes, le riz, et boulettes pour chien à volonté.

Les corvidés ne font qu'une ponte par an, mais en enlevant les petits lors du bagage,
vers 10 jours, les miens ont repondu (6 ½ufs la première et 5 la deuxième)
Le facteur météo a une grande importance à la réussite de l'élevage.
Le diamètre des bagues 11 mm, comme les gris du Gabon.


Corbeau pie, expériences d'élevage.
Jeune à l'élevage (Corvus albus),

L'élevage à la main est relativement simple, leur bec ouvert est énorme,
croquettes pour chat humidifiées et nutribird A19 relativement liquide
toutes les 3 heures au début en espaçant au fur et à mesure, les corbeaux
sont sevrés à 45 jours, mais comptez 2 mois en élevage main pour
qu'ils soient indépendants.

Les jeunes élevés main sont adorables et très attachés à la personne
qui les soigne.
Il est préférable d'élever à la main à partir du dixième jour, le nourrissage
est alors plus simple. Les petits sont assez joueurs à partir de 2 mois,
il faut rapidement les mettre en grande volière, afin qu'ils ne s'arrachent
pas trop de plumes.
Bien qu'il n'y ait pas de dimorphisme sexuel, l'on reconnaît assez bien
les mâles et les femelles à leur comportement.
Dans la volière, à l'age de quatre mois celui qui me semble être le mâle,
n'accepte pas la présence d'autre corvidé. Lors d'accouplement la prudence
sera de rigueur et la présentation dans des grandes cages séparées sera
préférable pour la formation du futur couple.

Voilà j'espère que mon expérience pourra vous servir, sinon n'hésitez pas
à me contacter si vous avez des questions. Je suis aussi à la recherche
d'une femelle corbeau pie.



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Cardinal rouge, expériences d'élevage "acclimatation". 14/01/2010

mâle ( cardinalis cardinalis ),

- texte et élevage de notre ami Jean-Luc, photo et élevage de notre ami Fred. -



Comme un certain nombre d'entre nous, j'ai cédé à la tentation d'acquérir des Cardinaux rouges de Virginie. Il est vrai que c'est un oiseau magnifique, dans son superbe plumage rouge saumon. Il a également beaucoup d'autres qualités : il serait rustique, car pouvant résister à la rigueur de nos hivers, son chant serait aussi mélodieux que celui de nos rossignols, et sa reproduction dans le domaine du possible. De quoi abdiquer, devant un oiseau à la telle réputation, si ce n'est un prix peut être dissuasif.

J'ai donc reçu, un mercredi matin du mois de décembre 2004, un couple de ces fameux Cardinaux. L'angoisse du transport, aux risques du destinataire, s'est vite dissipée quand je récupère les oiseaux qui, après une nuit de voyage, semblent en bonne santé.

Je les installe dans une cage de 100 x 50 x 50 cm à l'écart, au sous-sol de la maison, pour cause de quarantaine ; on ne sait jamais !
Je leur distribue de quoi les remettre de leurs émotions : graines, pâtée, pomme, vitamines.

Trois jours passent, les Cardinaux mangent normalement, sautillent d'un perchoir à l'autre.
Le 4e jour, la femelle semble plus calme. Les deux jours suivants, elle semble abattue, mange difficilement. Je mets cela sur le compte du stress : voyage, logement, alimentation, température. Elle est arrivée en "forme", il n'y a aucune raison ...
Mercredi, voilà qu'elle fait la boule.
Jeudi matin, elle est dans un coin, prostrée : elle va mal, mais que faire ? En plus, c'est l'heure où, habituellement, je parts travailler. J'attrape mon oiseau, il est maigre. Après quelques instants d'hésitation et vu le prix payé, je me décide à l'emmener au véto. Ce dernier est occupé, il ne peut me recevoir mais son assistante me promet qu'il l'examinera dès que possible.

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Cardinal rouge, expériences d'élevage "acclimatation". 14/01/2010

femelle ( cardinalis cardinalis),

- Suite -


Je le rappelle dans l'après-midi. A la radio, il a observé que les poumons sont atteints et comme traitement, lui a administré des piqûres en intramusculaire. Il me rappellera demain.

Vendredi midi, j'apprends qu'elle est morte. Je dois encore passer chez le véto régler ses honoraires : visites, radio, piqûres, autopsie, test speed chlam, la note est salée, et prendre connaissance de son diagnostic : chlamydiose. Il m'apprend qu'il a constaté une recrudescence de la maladie, surtout chez les pscittacidés, mais qu'il rencontre des cas également chez toutes les espèces d'oiseaux, et que cette maladie est difficile à combattre.

Maintenant, je sais de quoi mon oiseau est décédé, c'est important dans la perspective d'un élevage que j'espère un jour concluant ; mais avec quels oiseaux : plus de femelle, et un mâle qui est sûrement contaminé, et avec quelle chance de survie.

Il me conseille de traiter le mâle avec Biotess, antibiotique composé de tétracycline et de spiramycine, pendant 3 à 4 jours, et si symptômes pendant 21 jours.


Sitôt dit, sitôt fait. Mais quelques jours après, le mâle présente des manifestations de "coryza" : éternuements, sifflement bouche ouverte, activité diminuée. Je suis pessimiste.

Après 4 semaines, j'arrête le traitement. L'oiseau semble se maintenir et les symptômes finissent par disparaître, mais il ne pète toujours pas la forme trois mois après. Il n'est pas maigre, c'est déjà bon signe, mais je constate un problème à l'½il droit. Est-ce dû à la chlamydiose, s'est-il blessé ? Je n'en ai aucune idée. Toujours est-il qu'il volette plus qu'il ne vole, s'accrochant toujours au grillage avant de se percher. J'en conclus qu'il est borgne.
D'ailleurs, j'observe que la cornée est déformée et présente une petite grosseur, mais sans opacité. Si quelqu'un a une idée sur les soins à lui apporter ?
Et s'il se révèle que ce handicap est un obstacle à la reproduction.

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Cardinal rouge, expériences d'élevage "acclimatation". 14/01/2010

couple et jeune ( cardinalis cardinalis ),

- Suite -

Petit retour en arrière. Le lundi après le décès de ma femelle, j'appelle le vendeur et lui fais part de la nouvelle. Il me signifie que dans le commerce des oiseaux, l'acquéreur assume ce genre de risque et que lui-même a déjà subi de fortes mortalités sans recours. Je ne m'en tiens pas là et lui rapporte ce que le véto m'a exposé, à savoir que l'oiseau était contaminé avant que je le reçoive.

Après un long palabre, il accepte finalement de m'envoyer une nouvelle femelle, mais je dois payer le transport. Je ne peux qu'accepter, car dans le cas contraire, j'aurais tout perdu.
Le mercredi en huit, je reçois l'oiseau promis. Il paraît en bonne santé, mais je suis quand même très prudent quant à son avenir.

Bien entendu, en prévention, je lui administre l'antibiotique. Passé une semaine, l'oiseau reste toujours en pleine forme, sautille de perchoir en perchoir. Elle fait plaisir à voir, et au bout de 15 jours je stoppe le traitement.

Trois mois après, j'ai la bonne surprise de l'entendre chanter ses premières vocalises. Le mâle, lui, reste désespérément muet.

Début mai, je les mettrai en volière extérieure pour tenter leur reproduction.


Que retenir de cette expérience ?
Je ne conclurai pas hâtivement que les femelles sont plus fragiles que les mâles lors de l'acclimatation, la deuxième femelle en est l'illustration contraire.
Un oiseau malade, mâle ou femelle, même s'il n'exprime aucun symptôme, aura beaucoup de difficultés à surmonter le stress de l'acclimatation.
Un oiseau sain surmonte, à priori, sans difficulté cette épreuve.
Dorénavant, je traiterai systématiquement en préventif à la réception d'un oiseau que je n'ai pas vu et choisi lors de son acquisition.

Remarque;
J'ai aussi fait l'acquisition d'oiseaux, mais avec d'autres espèces
et à la même époque dont les symptômes étaient identiques,
je pense que ces oiseaux venaient du même importateur,
une maladie impossible à soigner ! Je me suis battu avec pendant trois années !
ont n'arrive juste à faire des porteurs sains,
avec leurs jeunes toujours malades ( problèmes oculaires, respiratoires, etc .),
une maladie assez courante et contagieuse ! Beaucoup moins courante depuis
qu'il n'y a plus d'importations, et en plus c'est une *Zoonose.


*Ont entend par zoonoses, des maladies et infections qui se transmettent naturellement
des animaux vertébrés à l'homme et vice versa.

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Cardinal vert, expériences d'élevage. 22/01/2010

couple ( gubernatrix cristata ),
- photo et élevage de mon ami Serge (belgique), -


- texte et élevage de mon ami Hervé -

Originaire d'amérique du sud; quelques provinces du brésil, uruguay et argentine.
Fréquente surtout les endroits à végétation clairsemée en région à climat tempéré ou tropical,
hors période de nidification ils se promènent en petits groupes et/ou par couple, ces groupes ne se mêle jamais à d'autres espèces, peut-être trop agressif !
Magnifique oiseau de vingt centimètres environ.
Le dessus du corps et les joues sont d'un jaune vert strié de noir sur le dos et les épaules.
La huppe, la gorge et le tour de l'½il sont noir,la poitrine, le ventre et le flancs sont d'un jaune très vif voilé de vert.
La femelle ressemble au mâle, mais est plus pâle, ses sourcils et moustaches ne sont pas jaune vif mais blancs.
Les jeunes ressemblent à la femelle, mais n'ont pas de blanc.

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Cardinal vert, expériences d'élevage. 23/01/2010

mâle ( gubernatrix cristata ),
- photo et élevage de mon ami Serge (belgique), -

- Suite -

C'est un oiseau assez vif qui à besoin d'espace pour s'ébattre, il va également très souvent à terre pour y rechercher tout se qui ce mange, tel un oiseau de basse-cour.
La volière doit mesurer deux à trois mètres de long au maximum, sur au moins un mètre de large, et deux mètres de haut.
Très résistant, il peut passer l'hiver à l'extérieur à condition bien sûr d'être acclimaté.
Il doit pouvoir se réfugier, en cas de grand froid, fort pluie ou vent dans un abri,
j'avais confectionné des boites de bois de trente à cinquante centimètres de long,
sur dix centimètres de large et quinze de haut et je les avais exposées au sud.

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Cardinal vert, expériences d'élevage. 24/01/2010

couple ( gubernatrix cristata ),
- photo et élevage de notre ami Fred. -

- Suite -

Mes oiseaux ont traversés des hivers très rigoureux avec de températures très basse, " extrêmement éprouvant pour un organisme ! ", ils étaient couchés sur leurs pattes, à l'intérieur d'un abri.
Ils vivent dans une volière bien plantée, de 15 m², les couples sont très unis et s'entendent très bien, ils cohabitent même avec des petits passereaux (nouméa, goutelettes, sauf les autres cardinaux) en dehors de la période de reproduction.
Par contre, pendant la piéride de reproduction, les couples chassent tout ce qui s'approchent du nid à moins de deux mètres, les mâles sont particulièrement agressifs.
Les cohabitants adultes sont vite compris, mais j'ai trouvé certains jeunes sortant du nid qui avaient été tués
n'ayant pas su éviter la proximité du nid des cardinaux verts.
Ces oiseaux aiment les terrains découverts mais ont besoins de bosquets pour se cacher et s'y reproduite, mais ce sont des destructeurs, les bourgeons et même les branchettes sont déchiquetés.

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Cardinal vert, expériences d'élevage. 25/01/2010

femelle ( gubernatrix cristata ),
- photo et élevage de notre ami Fred. -

- Suite -

Très tôt, au printemps, en mars ou avril, le mâle et la femelle se mettent à chanter des le levé du jour jusqu'au coucher du soleil. c'est un chant très agréable, mais attention, l'été,
le jour se lève tôt. . . la femelle transporte des branchettes pour faire la base et la couche du nid.
Elle utilise des rameaux de bouleau, cerisier, genêt . . . les nids se trouvent en général en hauteur (entre 1,20m et 2,00m du sol), ils sont très bien dissimulés dans la végétation artificielle ou non (un fagot de genêt peut faire l'affaire).
Les nids se rencontre le plus souvent à la fourche des branches d'un troène ou dans un nichoir, genre d'abri comme décrit plus haut. Le fond et le pourtour du nid est garni par des matériaux plus doux, tels racines, feuilles, mousses, laine . . .

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